L’alternative au surendettement: le regroupement de crédit (ou rachat de crédit)!
Le regroupement de crédits (souvent aussi appelé le rachat de crédit), qui permet aux particuliers de renégocier leurs créances pour abaisser leurs mensualités, intéresse de plus en plus les grandes banques françaises en quête de nouveaux revenus et constitue désormais une véritable alternative au surendettement.
Le marché du regroupement de crédit a véritablement explosé depuis 2003.
Le regroupement consiste pour un établissement de crédit à proposer à un particulier de racheter l’ensemble de ses crédits (immobilier et consommation) en cours pour lui proposer, in fine, un seul crédit avec une durée de remboursement souvent plus longue mais avec des mensualités plus faibles.
Alors que ce marché était jusqu’à présent l’apanage des banques et organismes spécialisés, il est investi depuis trois ans par les grandes banques françaises, par le biais de leurs sociétés de crédit à la consommation (Cetelem, Sofinco) ou de filiales dédiées. Les banques étrangères, déjà présentes dans des pays où cette pratique est très développée, se positionnent également.
Le principal facteur de développement du regroupement de créances est lié au niveau d’endettement des ménages. Son augmentation tient notamment à la flambée des prix de l’immobilier au cours des dix dernières années: 47,1% des ménages considéraient, en 2006, comme élevé ou trop élevé le niveau de leurs remboursements, contre 40,9% en 2001. Une augmentation de la charge de la dette qui s’est, entre autres, traduite par une augmentation annuelle moyenne de 6,5% du nombre de dossiers déposés auprès des commissions de surendettement entre 2002 et 2006.
Selon les dossiers, le rachat de crédits peut s’appliquer à des ménages dont le niveau de remboursement atteint jusqu’à 60% de leur revenu disponible et via un étalement des remboursements, ce taux peut être divisé par deux..
